Chromatopia – Betty Piccioli

Auteur : Betty Piccioli

Publié chez : Scrineo

Nombre de pages : 400 pages

Prix : 18.90€

Date de sortie : 27 août 2020


Le résumé :

Dans un royaume où règne une division stricte et inégalitaire de la population en castes de couleurs, le jeune Aequo, teinturier de la Nuance Jaune, s’apprête à reprendre la prestigieuse teinturerie familiale. Mais après un dramatique accident, le pire se produit : le jeune homme devient achromate et perd la vision des couleurs. À travers ce nouveau regard, il va découvrir son monde autrement… et se retrouve bien malgré lui entraîné dans un complot au sommet de l’État.


Qu’est ce que j’en ai pensé ?

6/10 – Une lecture un peu prévisible

Initialement, lorsque j’ai vu le livre à sa sortie, je me suis dis pourquoi pas, mais sans plus. C’était un livre qui m’intriguait mais en même temps pas tant que ça. Mais une fois qu’on a reçu notre commande young-adult au boulot (je suis bibliothécaire souvenez vous !) je me suis dis why not et je l’ai pris. Je ne vais pas dire que j’ai regretté de l’avoir fait parce que ça restait tout de même une histoire intéressante, mais ça n’a pas été la lecture de l’année pour moi quoi.

L’idée de séparer la population par couleur en fonction de sa richesse, ça m’a tout de suite plu, j’ai trouvé que ça sortait de l’ordinaire. (oui je n’ai toujours pas lu red rising, et corrigez moi si j’ai tord, mais il me semble que dans cette saga ça fonctionne comme ça ?) Au début, c’était vraiment pas simple de s’y retrouver à la fois au niveau des couleurs, ainsi que les personnages, je sais pas si j’ai été la seule dans cette situation, mais il m’a vraiment fallut un temps d’adaptation avant de réussir à rentrer dedans.

Je lève la tête au ralenti alors que mon cœur bat à toute vitesse. Je sais qui c’est, j’ai rêvé de la rencontrer tous les soirs en m’endormant au fond de ma cabane. Je l’ai imaginée voleuse comme moi, boulangère les jours où je crevais de faim, banquière, couturière, mais jamais j’aurais pu penser qu’elle était la reine.

Mais il y a malgré tout ça des aspects qui m’ont énormément déplu. Premièrement, je n’ai pas réussi à accrocher avec les personnages, aucun qu’il ne soit. Même s’ils étaient tous intriguant chacun d’entre eux, je ne sais pas, je suis restée très spectatrice et en retrait par rapport à eux. Peut-être que je deviens trop exigeante et plus pointilleuse ? Ensuite, j’ai trouvé qu’il y avait quand même des longueurs présentes dans le roman. Sachant qu’il s’agit tout de même d’un one-shot. J’ai par contre bien aimé la maladie « l’achromatopsie » qui fait que les personnes ne peuvent pas voir les couleurs. J’aurais aimé que la piste soit plus exploitée, on l’a a peine effleurée, j’ai trouvé ça dommage.

Le roman est assez dynamisé puisqu’on alterne à chaque chapitre entre nos 3 personnages, et chacun se pose des questions sur sa place, son futur, ainsi que son rôle à jouer, un schéma assez classique en dystopie en somme. Cette partie ne m’a pas pas particulièrement dérangée, exceptée pour la fin. Les jeunes adultes vont sauver le monde, blah blah blah. J’ai trouvé que c’était peu innovant, mais dépassé ce stade, j’ai trouvé la fin expédiée très vite, et pas du tout dans les attentes que j’avais.

Il ne me reste que le blanc et ces nuances de gris pour voir le monde. Le noir pour sombrer.


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